Opérations London Bridge et Unicorn : tout ce qui va se passer dans les dix jours suivant le décès d’Elizabeth II

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Obsèques, proclamation du nouveau roi, nouveaux titres de noblesse pour le prince William et Kate Middleton… Retour sur ce que prévoient l’opération «London Bridge» (pont de Londres en français) et son volet «Unicorn», dédiés aux dix jours suivant le décès de la souveraine.

Il serait prêt depuis les années 1960, et a longtemps été tenu secret : le dispositif qui accompagnera le décès de la reine Elizabeth II. Imaginé en grande partie par le lieutenant-colonel Anthony Mather, un ancien écuyer qui a pris sa retraite en 2014, il rythmera les dix jours suivant la mort de la souveraine, décédée le jeudi 8 septembre au soir. Son nom ? «Opération London Bridge».

La reine étant décédée au château de Balmoral – un cas de figure envisagé dans l’«Opération London Bridge», et surnommé «Opération Unicorn» (la licorne figurant sur le blason écossais) -, son corps reposera d’abord à Holyroodhouse, un petit palais situé à Édimbourg, avant d’être transporté jusqu’à la cathédrale St Giles, le temps d’une messe, puis embarqué à bord du Royal Train à la gare de Waverley jusqu’à Londres.

L’«Opération Licorne»

Selon les médias écossais, le nom de cette opération pour organiser un décès royal en Écosse avait été utilisé pour la première fois au Parlement en 2017, afin d’anticiper le déferlement dans le pays de personnes issues du monde entier. En cas de décès à l’étranger, un avion à réaction, surnommé le «Royal Flight», aurait décollé de Northolt, à l’ouest de Londres, avec un cercueil à bord.

Selon le quotidien écossais The National, le Parlement écossais a, par ailleurs, été suspendu juste après l’annonce de la mort d’Elizabeth II. En 2017, le reporter Sam Knight révélait dans les colonnes du Guardian le contenu de l’«Opération London Bridge», cette procédure d’ampleur. Une mécanique bien huilée, quasi-militaire, qui ne laisse place à aucune improvisation.

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Un état de santé «préoccupant»

Voilà déjà plusieurs mois que l’état de santé d’Elizabeth II inquiétait ses sujets. La souveraine avait en effet annulé sa venue à plusieurs événements officiels, comme les cérémonies du Jour du Souvenir, le 14 novembre 2021, et le Synode général, deux jours plus tard. Elle avait également passé une nuit à l’hôpital, le 21 octobre 2021.

Depuis, le monarque avait été placée sous surveillance médicale, le jeudi 8 septembre, après que ses médecins ont jugé son état de santé «préoccupant». Elle s’est éteinte dans la journée, à l’âge de 96 ans. En coulisses, les équipes de la souveraine œuvrent depuis des années à préparer «l’après». Au programme, discours et tournée officielle du nouveau roi, changements de titres de noblesse et scénarios adaptés au lieu où se trouve Elizabeth II.

Le rôle central du secrétaire particulier

La première personne informée du décès de Sa Majesté a été son secrétaire particulier, Sir Christopher Geidt. Celui-ci a eu pour tâche de prévenir la première ministre. Il a alors dû prononcer cette phrase : «London Bridge is down.» Le ministère des Affaires étrangères a transmis, quant à lui, la nouvelle aux 36 nations du Commonwealth. Les chefs d’État, les ambassadeurs et les premiers ministres du monde entier ont été informés de ce drame, et tenus à la discrétion.

«Mrs Robinson»

Peu de temps après, la presse a pris connaissance des faits. Si la BBC fut, durant des décennies, la première informée de ce genre de drame, le célèbre média a depuis perdu ce monopole. Le décès de la reine devait être ainsi annoncé, en premier lieu, dans une dépêche de la Press Association.

Le «système de transmission d’alerte radio» (Rats), sorte d’alarme conçue à l’époque de la Guerre froide, devait retentir cependant dans les locaux de la BBC. Un dispositif que le média utilise depuis des décennies en cas de disparition d’une personnalité royale. Les stations de radio disposent par ailleurs de «lumières nécrologiques» bleues, censées s’allumer en cas de catastrophe nationale.

En vidéo, Elizabeth, Regard(s) Singulier(s), la bande-annonce

Lorsque le palais a confirmé la mort de la souveraine, ces lumières ont commencé à clignoter, pour indiquer aux DJs de passer des musiques tristes. Les présentateurs télévisés de la BBC arboraient quant à eux des costumes cravates noirs. Les journalistes de Sky News auraient, de leur côté, répété durant des années leur couverture de la mort de la reine – nom de code : «Mrs Robinson» -, et ont appelé des experts royaux, qui ont déjà signé des contrats pour s’exprimer en exclusivité sur leur chaîne. Le Times aurait, quant à lui, préparé onze unes dédiées à cette disparition.

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L’annonce du valet de pied

En parallèle, un valet de pied en tenue de deuil a franchi la porte de Buckingham pour afficher, sur les grilles du palais, un avis de décès à bordure noire. Le site web de l’institution affiche quant à lui une simple page sombre. La nouvelle aura, par ailleurs, un impact monumental en Angleterre. Les deux Chambres du Parlement se sont ainsi réunies pour formuler leurs condoléances et prêter allégeance au nouveau roi, et les pilotes d’avion ont annoncé la nouvelle à leurs passagers.

Des carnets de condoléances

Après son rapatriement, la reine reposera quoi qu’il advienne dans la salle du trône de Buckingham Palace. Son cercueil y sera surveillé par quatre gardes grenadiers. Les employés d’Elizabeth II suivront des procédures qu’ils connaissent par cœur, avant de céder la place au personnel du prince Charles. Les drapeaux seront en berne, et les cloches de l’abbaye de Westminster, de la cathédrale St Paul et du château de Windsor retentiront d’un son étouffé à Londres. Des dirigeants du monde entier se rendront au sein de la capitale.

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Dans son protocole dévoilé en 2014, l’Association nationale des officiers civiques préconise aux autorités locales de mettre à disposition des carnets de condoléances, dans les mairies, bibliothèques et musées le lendemain du décès. Dans les villes de province, de grands écrans seront installés, afin que le public puisse suivre le déroulé des événements. Certaines familles royales européennes seront quant à elles hébergées au palais ; d’autres séjourneront à l’hôtel Claridge’s.

10.000 invitations

L’équipe gouvernementale, chargée de coordonner la police, la sécurité, les transports et les forces armées, se réunira au ministère de la Culture, des Médias et des Sports. 10.000 cartons seront par la suite imprimés, afin de convier les personnalités de tous bords à la proclamation du roi Charles III, qui se tiendra le samedi 10 septembre. Celui-ci s’exprimera dans une allocution télévisée, diffusée à 18 heures, heure anglaise, ce vendredi 9 septembre. Il rencontrera par la suite la première ministre.

Les principaux acteurs de l’«Opération London Bridge», qui se réunissent deux à trois fois par an, auront soigneusement mis à jour leurs directives. Le samedi 10 septembre, 96 coups de canons – le nombre d’années de vie de la reine – seront tirés depuis Hyde Park, et Charles Mountbatten sera proclamé roi – il est automatiquement devenu souverain à la mort de sa mère – à 11 heures, au palais St James, par le Conseil de Succession. Durant les neuf jours qui suivront, il se lancera dans une tournée officielle, se rendant ainsi dans quatre pays différents : l’Irlande du Nord, l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Ecosse.

Quatre jours après la disparition de la reine, son corps sera transporté à Westminster Hall, depuis Buckingham Palace, avant qu’une messe soit donnée. Il y sera exposé 23 heures par jour durant quatre jours, afin que le public lui fasse ses adieux. Son cercueil sera, quant à lui, surmonté d’un faux couvercle pour y dissimuler les joyaux de la couronne.

Deux minutes de silence

Les funérailles du monarque auront lieu à l’abbaye de Westminster, au retour du prince Charles, en présence de 2.000 invités. Le jour même – il sera férié -, les magasins fermeront et la Bourse cessera ses activités pour la journée. La nation observera par ailleurs deux minutes de silence, à midi. Le cercueil sera transporté en calèche à l’abbaye et une messe, dirigée par Justin Welby, l’archevêque de Canterbury, sera organisée à la chapelle St George du château de Windsor. La reine sera enterrée dans la chapelle commémorative du roi George VI.

Le corps du prince Philip sera par ailleurs déplacé pour être enterré auprès d’elle. Le couronnement du roi Charles III aura, quant à lui, lieu après une période de deuil national. Le portrait de ce dernier figurera, par ailleurs, sur les nouvelles pièces de monnaie. L’hymne national sera aussi modifié : en lieu et place de «God Save The Queen», les Britanniques entonneront «God Save The King».

La disparition de la reine aura également un impact sur les titres de noblesse de ses successeurs. Le prince William deviendra ainsi le prince de Galles, et Kate Middleton la princesse de Galles, mais aussi les duc et duchesse de Cornouailles. En février, la reine formulait en outre le souhait que Camilla adopte le titre de reine consort après le couronnement de son époux Charles III. Une faveur accordée comme un ultime présent, 70 ans après le début de son règne.

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